Réditec s’active

LES COMMISSIONS THEMATIQUES

Commission emploi, attractivité, formation 

Un partenariat solide avec France Travail 

En cette première année de mise en action, au niveau national, de la volonté de Réditec de promouvoir les métiers techniques du spectacle vivant, nous avons pu organiser plusieurs actions composées de trois temps de promotion dans les régions des Hauts-de-France, en PACA ainsi qu’en AURA. Dans ces régions, nous sommes maintenant dans la quatrième phase, qui va consister en un retour d’expérience et de construction de plan de développement des compétences pour les personnes ayant suivi ces trois temps. Tout ceci a été rendu possible par l’implication des adhérentes et adhérents de Réditec ainsi que par les agences « culture » de France Travail. Nous sommes maintenant en chemin pour organiser d’autres sessions en AURA, en PACA ainsi que dans de « nouvelles » régions comme la Nouvelle Aquitaine, le Grand Est et l’Occitanie.

Cependant, nous rencontrons des freins à la mise en œuvre de ces actions de promotion. L’un des tous premiers est bien évidemment le fait que nous sommes toutes et tous bénévoles et que notre charge de travail ne facilite pas notre implication. Un autre point et pas des moindres est que toutes les régions de France ne sont pas dotées d’agences France Travail spécialisées dans le spectacle vivant. Les conseillères contactées sont toujours très intéressées par notre démarche mais elles ne veulent pas prendre d’initiative sans avoir un aval hiérarchique, bien que de tels parcours existent dans d’autres régions.
Grâce à nos contacts au sein du réseau de FT, nous avons pu bénéficier d’un échange durant les JTSE avec France Travail Service ; cellule de FT qui gère les actions « externes » sur l’ensemble du territoire français métropolitain ainsi que les Outre-mer. Il en ressort la possibilité de pouvoir créer une convention de partenariat au niveau National entre Réditec et FT, ce qui représenterait une grande avancée dans notre relation avec FT. Cela devrait notamment faciliter notre travail dans les régions n’ayant pas d’agence spectacle dédiée. Ce partenariat pourrait donner une plus grande visibilité/légitimité de nos actions au niveau national et devrait permettre de nous « rapprocher » du ministère du Travail. Comme vous le savez Réditec a su créer, avec le temps, une relation de confiance avec le ministère de la Culture, nous espérons par ce futur partenariat pouvoir développer une relation du même type avec le ministère du Travail. De plus, si nous arrivons à créer cette convention, nous pourrions bénéficier d’un accès aux statistiques nationales concernant le secteur de l’intermittence, cela pourrait être intéressant de croiser des chiffres objectivables avec nos impressions de professionnels.
En fin d’année dernière, nous avons pu réaliser un premier temps de travail avec FT Service, nous avons pu exposer le travail déjà accompli en région et notre volonté de développer ces actions sur le territoire. Ce fut aussi l’occasion de présenter notre proposition de convention de partenariat. Nous avons bon espoir d’avoir des nouvelles positives courant du premier trimestre.

Si nous connaissons des difficultés, nous rencontrons aussi des points positifs. L’un d’eux est que les cadres techniques inscrits dans ce processus n’ont jamais connu d’entrave de la part de leur structure, bien au contraire. Ces actions contribuent à « donner à voir » la place de REDITEC au sein de l’écosystème du spectacle vivant auprès des directrices et directeurs d’établissement culturel. Un autre point positif est « d’animer » les antennes régionales de REDITEC, ces temps de promotion sont de bonnes occasions pour échanger et se coordonner au sein d’un même secteur géographique. Et évidemment cela permet à des personnes qui n’ont pas eu la chance de pouvoir accéder à la culture de découvrir notre secteur, nos métiers, voire d’intégrer nos équipes à plus ou moins court terme…

Un autre retour que nous pouvons et devons vous faire, est que nos besoins en termes d’embauches sont tout simplement invisibles pour FT. La cause de cette « cécité » est due à la publication de nos offres hors du réseau de FT. Afin de rendre visible nos besoins et donc d’être identifié comme un secteur « en tension », in fine de pouvoir notamment bénéficier de financement à la formation à destination des jeunes entrants, il nous faudrait changer nos habitudes et diffuser nos besoins chez FT en plus de nos canaux habituels.

Affaires à suivre…

Fabrice Gerber

Commission transition écologique

Compte rendu Blablatec #6 -11octobre 2024 – “Zéro achat” – Intervenante : Caroline Boulay – DT Opéra de Bordeaux

1.   Contexte et objectifs

Le Blablatec portait sur la mise en place et les résultats d’une politique de “zéro achat” dans la production des décors et costumes pour des productions menées par l’Opéra de Bordeaux.

Cette démarche vise à minimiser les achats en favorisant le réemploi des éléments disponibles dans les stocks existants, avec un objectif : réduire les coûts.

Adopter une approche plus écologique n’est pas clairement un objectif posé même s’il est sous-entendu.

2. Points principaux abordés

Les projets présentés

Le Requiem de Mozart :
  – Budget initial de 10 000 € pour une production minimaliste sans livret ni changements de décor.
  – Réemploi d’éléments existants : châssis, voilages, tapis de danse.
  – Utilisation de mécénats locaux pour la création d’accessoires spécifiques

La Bohème :
  – Production basée sur une concertation étroite avec les équipes artistiques dès la pré-maquette.
  – Réemploi de planchers, chariots et autres éléments tirés de productions antérieures.
  – Certaines contraintes techniques  ont nécessité des achats.

Les méthodes de travail utilisées

– Réutilisation massive des stocks (costumes, accessoires, décors).
– Collaboration avec d’autres maisons d’opéra pour mutualiser les ressources et les stocks.
– Ajustements des costumes et transformation des éléments existants, nécessitant une charge de travail supplémentaire pour les équipes techniques.

Les limites rencontrées

– Epuisement progressif des stocks disponibles et difficulté à renouveler les matériaux.
– Contraintes esthétiques : certains éléments ne correspondent pas toujours aux attentes artistiques.
– Augmentation des besoins en main-d’œuvre, ce qui contrebalance les économies réalisées sur les achats.
– Problèmes de certifications pour certains matériaux réemployés (ex. toiles ignifugées).

3. Défis et solutions évoqués

Les défis

– La logistique : manque d’espace de stockage et coûts liés à la conservation des éléments.
– La motivation des équipes : fatigue engendrée par le surcroît de travail lié au réemploi.
– Le manque de standardisation : absence de modules standardisés qui faciliteraient le réemploi.
– Les contraintes temporelles : les projets de réemploi nécessitent une planification bien en amont.

Les solutions proposées

– Mise en place de partenariats : collaboration accrue entre opéras (ex. Opéra de Limoges et Opéra Comique).
– Trouver des mécénats locaux : récupération de matériaux spécifiques via des partenaires

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