Focus 

L’utilisation des lasers de classe 3 et 4

L’utilisation des lasers de classe 4 dans le domaine du spectacle, en particulier lors de concerts, événements ou installations artistiques, est soumise à une réglementation stricte en raison des risques potentiels pour la santé, notamment les dangers pour les yeux et la peau. Les lasers de classe 4 sont des dispositifs particulièrement puissants qui peuvent provoquer des lésions irréversibles en cas de mauvaise utilisation.

Réglementation en France (et en Europe)

En France, l’utilisation des lasers, y compris les lasers de classe 4, est régie par plusieurs textes législatifs et réglementaires, principalement Code du travail, la protection de la santé et la sécurité des personnes. Voici les principales normes à respecter :

  1. Normes européennes (EN)
  • Norme EN 60825-1 : C’est la norme principale qui régit l’utilisation des lasers dans les installations en général, y compris dans le secteur du spectacle. Elle définit les classifications des lasers, les risques associés et les mesures de sécurité à mettre en place.
  • Les lasers de classe 4 sont les plus puissants, capables de causer des dommages oculaires graves et d’autres blessures. En conséquence, leur utilisation est particulièrement encadrée.
  1. Déclaration préalable auprès de l’ARS (Agence Régionale de Santé)

Pour les événements de grande envergure utilisant des lasers de classe 4, une déclaration préalable doit souvent être faite auprès de l’ARS ou de la préfecture, selon le lieu de l’événement. Cela permet d’assurer que les risques sont bien maîtrisés.

  1. Mesures de sécurité pour le public
  • Protection des yeux : Il est impératif que le faisceau laser ne soit jamais dirigé vers le public. Des écrans de protection ou des barrières doivent être installés pour éviter tout contact direct avec le faisceau.
  • Surveillance et signalisation : La zone d’utilisation des lasers doit être clairement délimitée et signalée. Il peut être nécessaire d’installer des panneaux d’avertissement indiquant la présence de lasers puissants.
  • Distance de sécurité : La distance minimale entre les lasers et le public doit être définie en fonction de la puissance du laser et du type d’événement.
  1. Formation du personnel

Les opérateurs de lasers de classe 4 doivent être formés et certifiés. Ils doivent être capables d’assurer la sécurité de l’installation et d’intervenir en cas d’incident. La formation inclut l’apprentissage des bonnes pratiques d’utilisation, de l’entretien des équipements et de la gestion des risques.

  1. Contrôle et vérification des équipements

Avant l’événement, des vérifications techniques doivent être effectuées pour s’assurer que les dispositifs laser sont conformes aux normes de sécurité. Ces vérifications incluent la puissance des lasers, les systèmes de contrôle de faisceau, les dispositifs de sécurité et les conditions d’utilisation.

  1. Assurance et responsabilité civile

En cas d’incident, l’organisateur de l’événement doit être couvert par une assurance adéquate qui prend en compte les risques liés à l’utilisation de lasers de classe 4. Cela garantit la responsabilité civile en cas de dommages corporels ou matériels.

Précautions supplémentaires

  • Plan d’urgence : Un plan d’urgence doit être mis en place pour intervenir rapidement en cas d’incident lié au laser.
  • Limitation de l’exposition : L’exposition au faisceau laser doit être limitée et l’utilisation prolongée ou répétée dans des zones sensibles (comme les yeux) doit être évitée.

Conclusion

L’utilisation de lasers de classe 4 dans le spectacle est hautement réglementée et nécessite une planification minutieuse pour garantir la sécurité des personnes présentes. Les responsables d’événements doivent veiller à respecter toutes les normes et les protocoles, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter tout accident. La mise en conformité avec les normes européennes, la formation des opérateurs et les précautions spécifiques pour le public sont des éléments cruciaux pour une utilisation sécurisée de ces technologies.

Hervé Bigey 

La dématérialisation du registre de sécurité.

Le registre de sécurité dans les Établissements Recevant du Public (ERP) est un outil fondamental pour assurer le suivi des équipements techniques dédiés à la sécurité incendie. Dans le cadre de la mission de gestion de la sécurité incendie de nos maisons, il fait partie de nos boites à outils et nous devons en assurer la mise à jour et pouvoir le présenter lors des visites périodiques des commissions de sécurité. On le retrouve définit dans l’article R143-44 du Code de la construction et de l’habitation.

Après la Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur (GMAO), les outils informatique de gestion de planification (HEEDS, Régie Spectacle,…) et tous nos outils permettant de piloter nos activités, le registre de sécurité restait encore très papier addict ! C’est sans compter sur deux éditeurs de logiciels qui ont développé des solutions dématérialisées de notre célèbre registre. On retrouve tout d’abord Registre Sécurité.com, développé par une société vendéenne depuis cinq ans. De l’autre côté, la société Batifire basée quant à elle du côté de Lyon qui a commencé à développer sa solution depuis neuf ans.

Les deux solutions sont “full web” c’est-à-dire que l’accès à l’outil se fait via un navigateur internet (Firefox, Chrome, Edge,…) pour les ordinateurs et les deux sociétés proposent également un accès via une application iOS ou Android permettant par exemple la signature électronique des vérificateurs.trices.

Ces solutions vont permettre de suivre : les commissions de sécurité, les vérifications réglementaires, la gestion des connaissances du service de sécurité incendie,… Cela va se concrétiser par de la planification, de la gestion de tâches, la signature électronique des intervenants, le dépôt dans un espace virtuel de l’ensemble des rapports et documents connexes, mais également le suivi des prescriptions et remarques…

La différence entre les deux solutions est la façon de penser, d’un côté Batifire qui assiste l’utilisateur dans la gestion de son registre en ayant comme base le règlement incendie, de l’autre Registre Sécurité.com qui n’en tient pas compte, laissant le soin de la connaissance réglementaire à l’usager.

Mais les grandes différences sont surtout dans les modules connexes proposés par l’un ou l’autre des éditeurs : registre d’accessibilité, GMAO bâtimentaire (connecté au registre de sécurité), Dossier Technique Amiante, Plan de Prévention, Permis Feu, Document Unique, APSAD, ICPE, Carnet Sanitaire, Dossier SSI, gestion des travaux, entrées et sorties du public, … Plus qu’un registre de sécurité incendie, voici différents modules interconnectés permettant de gérer au mieux ses missions de sécurité incendie, de sureté et de gestion de bâtiment.

Des outils devenant indispensables permettant une gestion aisée, partagée, transparente et simplifiée du registre de sécurité !

A suivre ici :

 

Ronan Berthomé

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